Dans le langage courant, « dentiste associé » désigne souvent un dentiste au pourcentage sans aucune part de propriété. « Partenaire » peut vouloir dire actionnaire, ou simplement collègue. Avant de parler chiffres, il faut parler vocabulaire, parce que le contrat que vous signerez ne laissera aucune ambiguïté.
Le vocabulaire, sans ambiguïté
- Dentiste au pourcentage (souvent appelé « associé ») : rémunéré sur sa production, aucune part de propriété
- Dentiste salarié : rémunération fixe, surtout en CLSC, en hôpital et dans certaines organisations
- Dentiste copropriétaire ou partenaire : détient une part de la société qui exploite la clinique, participe aux décisions et aux résultats
- Dentiste propriétaire unique : détient la clinique et en assume la gestion et le financement
Le cadre légal au Québec
Depuis le 19 juin 2008, un dentiste peut exercer au sein d’une société en nom collectif à responsabilité limitée ou d’une société par actions, selon le règlement de l’ODQ sur l’exercice en société. Chaque société produit une déclaration annuelle à l’Ordre au plus tard le 31 mars (frais de 330 $ par société, plus 330 $ par établissement additionnel), avec les informations du Registraire des entreprises. La Loi sur les dentistes et le Code de déontologie s’appliquent à tous les dentistes, propriétaires ou non : indépendance professionnelle, consentement, tenue de dossiers, publicité.
La convention entre actionnaires : les clauses qui comptent
- Part détenue et prix, avec la méthode d’évaluation utilisée
- Financement et cautionnements : qui garantit quoi
- Gouvernance : quelles décisions se prennent ensemble, lesquelles relèvent de la bannière
- Stratégie de sortie : droit de premier refus, rachat, horizon, cas d’invalidité ou de décès
- Non-concurrence et non-sollicitation, dans les limites de l’article 2089 du Code civil
La journée type d’un dentiste copropriétaire chez Go Dentiste
Elle ressemble à celle d’un dentiste au pourcentage : patients, équipe, collègues, mentorat. La direction des opérations cliniques (Maryse Milton), la comptabilité, le marketing et le recrutement sont assurés par la bannière. Les rencontres de copropriétaires portent sur les orientations de la clinique, pas sur les commandes de gants. Le guide Du pourcentage au partenariat répond aux autres questions fréquentes.
Un dentiste copropriétaire est-il travailleur autonome ou employé ?
Généralement ni l’un ni l’autre au sens strict : il est actionnaire de la société et reçoit une rémunération selon la convention. Le statut fiscal se règle avec un comptable.
La déclaration annuelle à l’ODQ est-elle ma responsabilité ?
C’est celle de la société ; en pratique, la bannière la prépare avec ses conseillers. Vous devez toutefois vous assurer qu’elle est produite, parce que les pénalités s’appliquent après le 31 mars.
Puis-je être copropriétaire de deux cliniques ?
Oui, le règlement le permet ; chaque établissement additionnel fait l’objet de frais et de déclarations. C’est une trajectoire possible après quelques années.
Pour aller plus loin
- Devenir propriétaire d’un Go Dentiste
- Guide carrière : du pourcentage au partenariat
- Guide carrière : comprendre son contrat
- Rencontrer l’équipe et la direction
- ODQ — Exercice en société (SENCRL, société par actions)
- Loi sur les dentistes (D-3), Légis Québec
- Code de déontologie des dentistes (D-3, r. 4), Légis Québec
- Code civil du Québec, article 2089 (clause de non-concurrence)
Contenu préparé par l’équipe Go Dentiste (Dr Dominic Morel-Maynard, dentiste généraliste et propriétaire). Dernière mise à jour : 25 septembre 2026. Information générale à titre indicatif : seul un examen en clinique permet d’établir un diagnostic et un plan de traitement adaptés à votre situation.

