Étiquette : Compétences

  • Expliquer un plan de traitement : les habiletés de communication qu’on ne vous a pas enseignées

    Expliquer un plan de traitement : les habiletés de communication qu’on ne vous a pas enseignées

    Un plan de traitement bien fait et mal expliqué reste dans le dossier. Le patient part « réfléchir » et revient avec une urgence six mois plus tard. Ce n’est pas une question de vente : le Code de déontologie exige un consentement libre et éclairé, ce qui suppose que le patient ait réellement compris. Voici ce que les dentistes de l’équipe ont appris, souvent à leurs dépens.

    Les quatre phrases, dans l’ordre

    • 1. Ce qui se passe : « Cette dent a une carie qui a atteint le nerf ; c’est pour ça qu’elle fait mal le soir. »
    • 2. Ce que je propose : « Un traitement de canal, puis une couronne pour protéger la dent. »
    • 3. Ce que ça implique : durée, nombre de rendez-vous, coût, couverture (assurance, Régime canadien de soins dentaires, RAMQ pour les enfants).
    • 4. Ce qui arrive si on attend : « L’infection peut s’étendre ; à ce stade, l’extraction devient parfois la seule option. »

    Ce qui fait échouer une explication

    • Le jargon : « lésion péri-apicale », « restauration MOD » ; dites ce que le patient verra et sentira
    • L’ordre inversé : commencer par le prix, avant que le patient sache pourquoi
    • Les options en rafale : trois solutions présentées d’un coup, sans recommandation
    • L’absence de silence : après la phrase 4, laissez le patient parler

    Montrer plutôt que dire

    La radiographie numérique à l’écran, la caméra intra-orale, le modèle : le patient qui voit sa carie comprend en dix secondes ce qu’il n’aurait pas compris en dix minutes. Une clinique équipée en radiographie numérique et panoramique rend cette étape naturelle.

    Le rôle de l’équipe

    L’assistante qui reformule après votre départ de la salle, la réception qui explique la couverture et propose un plan de paiement, le suivi téléphonique deux jours plus tard : l’acceptation d’un plan de traitement est un travail d’équipe. Dans une clinique organisée, le dentiste explique ; l’équipe accompagne.

    Apprendre en écoutant les autres

    Dans une clinique de groupe, vous entendez sept façons d’expliquer une couronne. Certaines fonctionnent mieux que d’autres ; vous prenez ce qui vous ressemble. C’est l’un des bénéfices invisibles du travail avec plusieurs dentistes.

    Faut-il donner le prix dès le premier rendez-vous ?

    Oui, clairement, après avoir expliqué le problème et la solution. Un patient qui découvre le prix à la réception se sent piégé ; un patient qui l’a entendu de vous se sent respecté.

    Que faire si le patient refuse le traitement recommandé ?

    Documenter le refus éclairé au dossier, proposer l’option acceptable la moins risquée, et fixer un suivi. Le refus n’est pas un échec de communication s’il est éclairé.

    Comment gérer un patient anxieux ?

    Ralentir, nommer l’anxiété, expliquer chaque étape avant de la faire, proposer des solutions de confort. La confiance se construit à la première visite, pas au fauteuil pendant l’acte.

    Pour aller plus loin

    Vous terminez en médecine dentaire ? Chez Go Dentiste, vous apprenez avec sept dentistes, pratiquez au pourcentage avec une patientèle fournie, puis devenez copropriétaire. Parlez à Maryse Milton (postes) ou à Félix Hamel (devenir propriétaire). Parler à l’équipe maintenant → Le poste de dentiste → Devenir propriétaire →

    Contenu préparé par l’équipe Go Dentiste (Dr Dominic Morel-Maynard, dentiste généraliste et propriétaire). Dernière mise à jour : 25 septembre 2026. Information générale à titre indicatif : seul un examen en clinique permet d’établir un diagnostic et un plan de traitement adaptés à votre situation.

  • Implantologie, endodontie, chirurgie : élargir sa pratique dans les premières années

    Implantologie, endodontie, chirurgie : élargir sa pratique dans les premières années

    La faculté donne les bases de tout, la maîtrise de rien. Les premières années servent à choisir ce que vous ferez vous-même et ce que vous référerez. Élargir sa pratique augmente le revenu, l’intérêt du travail et la valeur que vous apportez à une clinique, qu’elle soit la vôtre ou non. Chez Go Dentiste, l’équipement, les collègues et les spécialistes qui se joignent à l’équipe rendent cette progression naturelle.

    Dans quel ordre

    • Année 1 : endodontie mécanisée sur monoradiculées puis pluriradiculées, extractions simples, prothèse amovible avec la denturologue
    • Année 2 : chirurgie mineure (dents de sagesse incluses simples), couronnes et ponts complexes, prothèse sur implants
    • Année 3 : implantologie (pose), gestion parodontale avancée, cas esthétiques

    La méthode : observer, faire accompagné, faire seul

    Chaque nouvel acte suit le même chemin : une formation reconnue (qui compte pour vos 90 unités de formation continue de l’ODQ), l’observation d’un collègue sur plusieurs cas, quelques cas faits avec lui à côté, puis l’autonomie. Dans une clinique solo, les étapes 2 et 3 n’existent pas ; dans une équipe de sept dentistes avec des spécialistes, elles sont la norme.

    L’équipement suit

    Localisateur d’apex, moteur d’endodontie, panoramique, trousse de chirurgie, moteur d’implantologie : une clinique équipée pour ces actes vous permet de les apprendre sur place. Le guide sur les technologies avancées détaille ce que chaque acte exige.

    L’impact sur la carrière

    Un dentiste qui pose des implants et traite ses propres canaux garde dans la clinique des honoraires qui partaient chez le spécialiste, et bâtit une patientèle qui le suit. Pour un futur copropriétaire, c’est aussi une façon directe de faire croître la valeur de sa clinique. Le guide sur les spécialisations recherchées montre lesquelles font la différence en Montérégie.

    Savoir référer reste une compétence

    Élargir sa pratique ne veut pas dire tout faire. Les cas complexes (endodontie de retraitement, chirurgie étendue, parodontie avancée) vont aux spécialistes, dont plusieurs se joignent à l’équipe Go Dentiste. Le jugement de référer au bon moment protège le patient et votre réputation.

    Combien de temps pour être autonome en implantologie ?

    Souvent deux à trois ans après une formation reconnue, avec des cas accompagnés. Le rythme dépend du volume de cas et de la présence d’un collègue expérimenté.

    La formation est-elle payée par la clinique ?

    Selon le contrat ; posez la question en entrevue. Chez Go Dentiste, la formation continue est encouragée et le mentorat clinique fait partie du fonctionnement.

    Faut-il faire une résidence pour élargir sa pratique ?

    Non pour la pratique générale ; la formation continue, l’observation et l’accompagnement en clinique suffisent pour l’endodontie, la chirurgie mineure et l’implantologie de base.

    Pour aller plus loin

    Vous terminez en médecine dentaire ? Chez Go Dentiste, vous apprenez avec sept dentistes, pratiquez au pourcentage avec une patientèle fournie, puis devenez copropriétaire. Parlez à Maryse Milton (postes) ou à Félix Hamel (devenir propriétaire). Parler à l’équipe maintenant → Le poste de dentiste → Devenir propriétaire →

    Contenu préparé par l’équipe Go Dentiste (Dr Dominic Morel-Maynard, dentiste généraliste et propriétaire). Dernière mise à jour : 25 septembre 2026. Information générale à titre indicatif : seul un examen en clinique permet d’établir un diagnostic et un plan de traitement adaptés à votre situation.