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  • Incorporation d’un dentiste au Québec : ce qu’un nouveau diplômé doit savoir

    Incorporation d’un dentiste au Québec : ce qu’un nouveau diplômé doit savoir

    La plupart des finissants entendent parler d’incorporation avant même leur premier patient. Le cadre est simple : depuis le 19 juin 2008, le règlement de l’ODQ sur l’exercice en société permet à un dentiste d’exercer au sein d’une société en nom collectif à responsabilité limitée (SENCRL) ou d’une société par actions (SPA). Le reste est une question de chiffres, à voir avec un comptable. Cet article est de l’information générale, pas un conseil fiscal.

    Ce que le règlement exige

    • Une déclaration initiale à l’Ordre, avec les informations du Registraire des entreprises du Québec
    • Une déclaration annuelle au plus tard le 31 mars de chaque année, même sans changement
    • Des frais de 330 $ par société et de 330 $ par établissement additionnel, avec pénalités après l’échéance
    • Des déclarations modificatives quand les actionnaires ou administrateurs changent

    Les avantages, et à qui ils profitent

    L’incorporation permet principalement de laisser une partie des revenus dans la société, imposés au taux des sociétés, pour les réinvestir ou les différer. Elle profite surtout au dentiste dont le revenu dépasse largement ses besoins personnels. Un nouveau diplômé qui rembourse ses études et retire tout ce qu’il gagne en tire peu d’avantage la première année, et en supporte les coûts : constitution, tenue de livres, états financiers, déclaration à l’Ordre.

    Ce que l’incorporation ne change pas

    Votre responsabilité professionnelle reste personnelle : le Code de déontologie et le FARPODQ s’appliquent au dentiste, pas à sa société. L’incorporation ne modifie ni votre pourcentage, ni votre relation avec la clinique, ni vos obligations de formation continue.

    Incorporation et copropriété

    Quand un dentiste devient copropriétaire d’une clinique, la structure est souvent bâtie autour de sociétés : celle qui exploite la clinique et, parfois, la société personnelle du dentiste qui en détient une part. Le montage se fait avec des conseillers juridiques et comptables et dépend de chaque projet ; c’est l’une des raisons de ne pas s’incorporer à la hâte la première année sans savoir où vous allez.

    Le bon moment pour poser la question

    Vers la fin de la première année, quand votre revenu est prévisible, vos dettes cadrées et votre projet de carrière plus clair. Prenez rendez-vous avec un comptable qui connaît les professionnels de la santé ; apportez vos relevés de production, vos dettes et vos intentions (partenariat, achat d’une maison, famille). La réponse sera différente pour chaque dentiste.

    Puis-je pratiquer au pourcentage sans être incorporé ?

    Oui, comme travailleur autonome. La majorité des nouveaux dentistes commencent ainsi.

    La clinique peut-elle exiger que je m’incorpore ?

    Elle peut préférer facturer une société, mais le choix vous appartient et dépend de votre situation. Faites-le évaluer avant d’accepter.

    Faut-il un avocat ou un comptable ?

    Les deux, idéalement : le comptable pour l’intérêt fiscal, le juriste pour la constitution et la conformité au règlement de l’Ordre.

    Pour aller plus loin

    Vous terminez en médecine dentaire ? Chez Go Dentiste, vous apprenez avec sept dentistes, pratiquez au pourcentage avec une patientèle fournie, puis devenez copropriétaire. Parlez à Maryse Milton (postes) ou à Félix Hamel (partenariat). Parler à l’équipe maintenant → Le poste de dentiste → Devenir propriétaire →

    Contenu préparé par l’équipe Go Dentiste (Dr Dominic Morel-Maynard, dentiste généraliste et propriétaire). Dernière mise à jour : 25 septembre 2026. Information générale à titre indicatif : seul un examen en clinique permet d’établir un diagnostic et un plan de traitement adaptés à votre situation.