Aucune de ces erreurs n’est fatale. Toutes coûtent du temps, de l’argent ou de la confiance. Elles reviennent assez souvent dans les conversations avec les jeunes dentistes pour mériter une liste.
1. Signer un contrat qu’on n’a pas compris
Base du pourcentage, laboratoire, frais, préavis, non-concurrence : chaque clause a une valeur en dollars. Faites relire le contrat par un conseiller juridique ; vérifiez que la clause de non-concurrence est limitée dans le temps, le lieu et le genre de travail, comme l’exige l’article 2089 du Code civil du Québec.
2. Choisir une clinique où vous serez seul
Personne pour un deuxième avis, personne pour reprendre vos patients pendant vos vacances, personne pour vous montrer un acte que vous n’avez fait que sur mannequin. Une clinique de groupe corrige tout ça d’un coup.
3. Vouloir être rapide avant d’être sûr
La vitesse vient de la répétition, d’une assistante à quatre mains et d’un agenda bien construit, pas de la pression. Un nouveau dentiste qui force le rythme accumule les reprises ; celui qui accepte un agenda progressif rattrape et dépasse en quelques mois.
4. Présenter un plan de traitement comme un cours
Le patient ne veut pas une leçon d’anatomie ; il veut comprendre ce qui se passe, ce que vous proposez, combien ça coûte et ce qui arrive s’il attend. Quatre phrases, dans cet ordre. Le taux d’acceptation des plans de traitement est la compétence la moins enseignée et la plus payante.
5. S’isoler
Ne pas parler de ses doutes, de ses erreurs, de sa fatigue. La première année est exigeante ; le guide sur la santé mentale et le stress en clinique en parle sans détour. Une équipe où l’on discute des cas difficiles est un filet, pas un aveu de faiblesse.
6. Oublier la formation continue jusqu’au dernier mois
L’ODQ exige 90 unités par période de trois ans, avec un registre à tenir. Répartissez : un congrès par année, des formations en ligne pendant les mois calmes, une formation clinique liée à un acte que vous voulez ajouter.
7. Remettre la question de la propriété à « plus tard »
« Plus tard » devient dix ans. Posez la question dès la première année, même si la réponse est « pas tout de suite ». Un modèle qui permet de devenir copropriétaire sans mise de fonds change le calcul : ce n’est plus une question d’épargne, mais d’intention.
Quelle est l’erreur la plus coûteuse ?
Le contrat mal lu, parce qu’il vous suit pendant des années : une base de calcul défavorable ou une clause de non-concurrence trop large coûtent plus qu’une mauvaise première année.
Comment savoir si mon rythme est normal ?
Comparez-vous à vous-même, trimestre après trimestre, et demandez à un collègue d’expérience de regarder votre agenda. Le rythme « normal » d’un dentiste de dix ans d’expérience n’est pas votre référence à six mois.
Est-ce une erreur de changer de clinique la première année ?
Non, si la clinique ne remplit pas ses promesses (mentorat absent, agenda vide, contrat non respecté). C’est une erreur de partir pour un pourcentage plus élevé sans vérifier le reste.
Pour aller plus loin
- Emploi de dentiste chez Go Dentiste
- Guide carrière : clause de non-concurrence
- Guide carrière : santé mentale et stress en clinique
- Devenir dentiste propriétaire d’un Go Dentiste
- Code civil du Québec, article 2089 (clause de non-concurrence)
- ODQ — Formation continue : vos obligations
- Code de déontologie des dentistes (D-3, r. 4), Légis Québec
Contenu préparé par l’équipe Go Dentiste (Dr Dominic Morel-Maynard, dentiste généraliste et propriétaire). Dernière mise à jour : 25 septembre 2026. Information générale à titre indicatif : seul un examen en clinique permet d’établir un diagnostic et un plan de traitement adaptés à votre situation.
